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La concertation, pilier de l'Agenda 21

Tout au long de la mise en place de l’Agenda 21, les principes de la concertation ont été les suivants :

  • Le partenariat avec le Conseil de Développement (anciennement Conseil Economique et Social de l’Agglomération Tarbaise, CESAT). Au sein même du CESAT, un groupe de travail "Agenda 21" s’est constitué. Depuis 2006, ce sont 18 réunions de travail qui se sont tenues et l’Assemblée Générale plénière du CESAT a débattu sur la phase diagnostic en fin d’année 2007.
  • Le partenariat avec les financeurs (Etat, Région Midi-Pyrénées, Conseil Général des Hautes-Pyrénées) du précédent Contrat d’Agglomération 2002-2006 dans le cadre du comité de pilotage territorial .
  • La participation de la population par la mise en place de réunions citoyennes, d’un questionnaire spécifique pour le diagnostic et d’un site Internet.
  • La participation des services internes du Grand Tarbes tout au long de la démarche et en particulier une réunion préalable, en présence de l’ARPE pour présenter la démarche Agenda 21 et définir la stratégie d’implication de chaque service.
  • La consultation des élus du Grand Tarbes : 5 réunions se sont tenues pour sensibiliser et expliquer la démarche.

La démarche de mise en place de l’Agenda 21 ne peut être efficace que si elle mobilise tous les acteurs du territoire autour d’un projet fédérateur et porteur d’innovations. Mené en commun, ce travail est basé sur l’écoute et l’échange. Pour nous, institutions, c’est même une révolution, qui nous impose de concevoir nos actions selon des principes et des méthodes nouvelles. Pour les citoyens, c’est un engagement exigeant : en prenant part à la mise en œuvre d’un Agenda 21, ils participent véritablement aux décisions.

Par exemple, le Grand Tarbes a lancé en juillet 2007 une consultation des habitants autour du développement durable, avec pour socle les thèmes du diagnostic réalisé avec le CESAT.
Cette consultation avait donc pour principal objectif de vérifier que nous partagions la même vision de notre territoire et que nous avions les mêmes objectifs de développement. 1 581 questionnaires ont été retournés, ce qui représente un réel succès, et les résultats obtenus correspondaient aux orientations du Grand Tarbes, du CESAT et des communes membres.

L’échantillon des personnes ayant participé à l’enquête est représentatif de la diversité de la population du Grand Tarbes, que ce soit en termes d’âge, de profession, de structure familiale ou de lieu de résidence.

-Hommes : 46 % - Femmes : 52 %
-Age : la majorité des répondants (43,5 %) a 55 ans et +, suivie des 35 à 54 ans (38,6 %).
-55 % des répondants vivent à Tarbes ;
-à noter l’importance des réponses pour la ville d’Aureilhan   (13 %).


 Quels sont les grands enseignements de la consultation par l’enquête?

Le développement durable, un enjeu bien intégré
Il existe sur le Grand Tarbes une réelle attention et une conscience des enjeux liés au respect et à la protection de l’environnement.
Mais ces enjeux doivent impérativement se conjuguer avec le développement économique et la solidarité.
Les habitants du Grand Tarbes ont donc, en matière de développement durable, le même niveau d’information que les habitants des grandes métropoles.
Ceci est un phénomène qu’on constate partout en France.
Que ce soit en milieu rural ou urbain, le développement durable est un enjeu que plus personne n’ignore.

Développement durable et développement économique
Deux notions indissociables
Pour les habitants du Grand Tarbes, tout profils et tout âges confondus, la préservation de l’environnement est primordiale mais le développement économique est au cœur de tout.
Ceci est à relier au passé industriel du secteur tarbais et aux attentes ou craintes liées à sa reconversion... tout en révélant un réel attachement au pays puisque les habitants s’y projettent.

Une agglomération très attendue
La majorité des répondants connaît mal le Grand Tarbes, ses actions, ses compétences, ce qui est le propre aujourd’hui de la plupart des intercommunalités.
Mais en parallèle, on attend de l’agglomération qu’elle joue son rôle fortement au niveau du développement économique.

Le logement : au cœur des préoccupations
Plus on habite au cœur de l’agglomération urbaine, plus on note un degré d’insatisfaction vis-à-vis de son logement.
Cette insatisfaction est encore plus forte sur certains quartiers de Tarbes.
Plus on vit dans un univers rural, plus on est satisfait.

Les déplacements : une vraie prise de conscience
Moins utiliser sa voiture : les habitants le demandent ! Ils en connaissent l’impact sur l’environnement et plébiscitent les transports doux.
Mais en parallèle, l’infrastructure ne leur permet pas pour l’instant de changer leurs pratiques : manque de maillage entre la ville-centre et sa périphérie, desserte inégale des transports en commun, fréquence des rotations...
On voudrait aussi davantage emprunter son vélo mais on attend les aménagements nécessaires en pistes ou voies cyclables.
La marche à pied est elle pratiquée par les personnes âgées et boudée par les plus jeunes.

Sport, loisirs, culture : une véritable demande
Plus de manifestations sportives et culturelles, une mise en réseau des équipements sportifs du Grand Tarbes, plus de diversité dans les activités sportives : telles sont les grandes réflexions qui remontent de la consultation.

L’eau : l’enjeu tarbais
Une spécificité locale : la gestion de l’eau et de sa qualité qui émerge dans les thèmes importants pour l’environnement et le cadre de vie.