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Séméac

Mme Isson, Maire de Séméac
Maire : Geneviève Isson

Mairie de Séméac
Tél. : 05 62 38 91 00
Fax. : 05 62 53 12 46
Site web : http://www.ville-semeac.fr 
Population (rapport INSEE 2012) : 4979 (population totale)

Géographie & Histoire :

En Bigorre, aux portes de Tarbes, Séméac s’étend, sur la rive droite de l’Adour, et sur le Canal d'Alaric.
Deux thèses s’affrontent quant à l’origine du nom de Séméac. La toponymie de Séméac viendrait de sémi, semé et aqua, ac signifiant "terrain semé d’eau", allusion au sous-sol qui recèle une des plus grandes nappes phréatiques du secteur. Une autre thèse tend à rapprocher ce nom de tous les noms de lieux terminés par « ac » comme Bernac, Préchac, Arcizac... qui désignaient un domaine gallo-romain identifié par le nom de son propriétaire : Séménius, dans le cas de Séméac.

Si des traces d'occupation au Paléolithique, puis dans l’Antiquité, ont été trouvé, la véritable histoire de Séméac remonte au Moyen Âge : la seigneurie de Séméac apparaît à la fin de la dynastie carolingienne. Auparavant possession tarbaise, elle est le fruit de l’échange, en 1020, entre le duc de Sanche, Guillaume, prince et duc de Gascogne, et Arnaud-Raymond de Bas ou de Coarraze d’un terrain situé à Saint-Pé, dont le premier avait besoin pour construire le monastère des Bénédictins.
L’existence de Séméac apparaît dans les textes dès 1032.

Plus tard, les barons de Castelbajac dépossédèrent les Coarraze de ce domaine, qu’ils conservèrent pendant près de trois siècles.
Le village lui-même, constitué de l’église, du premier château et de quelques maisons, fut fondé vers 1275 par Raimond de Castelbajac. En 1540, le baron Bernard de Castelbajac vendit sa seigneurie à Claire de Gramont, alors unique héritière du nom et des armes des Gramont, famille originaire des confins de la Navarre et du Béarn, qui partagea dès lors sa vie entre les châteaux de Bidache, Bayonne, Pau puis Séméac.

Au 17ème siècle, Séméac fut érigé en marquisat. Le premier marquis de Séméac, Henri (1619-1679), comte de Toulonjon, Gramont et Asté, sénéchal et gouverneur de Gascogne, rasa le premier château et le fit reconstruire avec une telle magnificence qu’il mérita le surnom de « Petit Versailles ».
Dans la longue suite des Gramont de Séméac, se détachent quelques personnages :
Antoine 1er de Gramont, fils de Claire, seigneur de Séméac, maire de Bayonne dès l’âge de neuf ans, libéra Tarbes assiégé par les Huguenots du baron d’Arros en 1574 ;

La Révolution française provoqua le renversement de l’aristocratie locale, son expropriation et la confiscation des biens du clergé. Les terres ainsi récupérées furent mises à la disposition de la Nation . Confisquées et mises en vente, elles furent achetées par les grands bourgeois tarbais : les Caussade (marchands, avocats), Théaux (avocats au Parlement), Sireix (greffiers)...

Après 1850, les moyens et petits paysans du village, d’abord journaliers, purent les acheter lorsque les premiers propriétaires les revendirent pour placer ailleurs leurs capitaux. Il faut voir là l’origine des propriétés paysannes établies solidement à Séméac pendant tout le 20ème siècle.

Economie :

L’irrigation relativement aisée des terres favorisa l’élevage des vaches laitières et les cultures maraîchères : Séméac alimentait autrefois une bonne partie de la ville de Tarbes en lait et en légumes frais.

Longtemps village à dominante agricole, Séméac a vu le nombre de ses fermes diminuer et il n’en reste que très peu actuellement.

Parallèlement, les activités artisanales, et surtout commerciales et industrielles, se sont développées. C’est surtout l’usine Alstom qui a fait basculer l’économie locale vers l’industrie.

Lieux & Monuments :


  • Du sud au nord de Seméac serpente le canal Alaric, dont le nom viendrait, d’après une légende, du roi Wisigoth qui aurait fait creuser ce canal pour alimenter en eau le campement de sa cavalerie.
  • Église Notre-Dame de l’Assomption. La première église avait été édifiée vers 1285 par Raimond-Arnaud de Castelbajac. Incendiée par les Huguenots en 1569, elle fut reconstruite, en 1609, par les ducs de Gramont, avec les vestiges de l’ancienne, puis remaniée au 18ème siècle, où fut réalisé le retable, par Dominique Ferrère (1723-1808), petit-fils de Jean Ferrère, fondateur d’une dynastie de sculpteurs spécialisés, installés à Asté. De leurs ateliers sortirent pendant près de deux siècles les éléments les plus originaux du décor et du mobilier des églises haut-pyrénéennes. Le clocher et le porche avaient été ajoutés sous le règne de Louis XV. La voûte en berceau, reposant sur 8 colonnes, date du 19ème siècle. Les grilles de la cour et du portail de l’église furent installées en 1898 et sont le fruit de la générosité d’un mécène séméacais. L’église porte le nom de sa Sainte-Patronne : Notre-Dame de l’Assomption, fêtée le 15 août.
semeac
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