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Tarbes

Théâtre des Nouveautés
Maire : Gérard Trémège

Mairie de Tarbes
Place Jean Jaurés 65000 Tarbes
Tél : 05 62 44 38 38
http://www.tarbes.fr




Population (Rapport INSEE 2012) : 45 613  (population totale)





Géographie & Histoire :

Tarbes
est une ville du piémont pyrénéen située au sein de la riche plaine agricole de l’Adour à 155 km à l'Ouest de Toulouse et à 155 km à l'est de Bayonne. Elle se situe à une altitude de 304 mètres.

La ville est nommée pour la première fois au 5ème siècle comme Civitas Turba ubi castrum Bigorra. C’était une cité importante de la Novempopulanie. Grégoire de Tours au 6ème siècle la nomme Talvam vicum. Au Moyen Âge elle fut appelée Tarbe (1214), Tursa, Tarvia (1284) ou encore Tarbia.

Origine du nom :

La légende veut que la reine d'Éthiopie, Tarbis, proposa son amour à Moïse et que celui-ci le refusa. Inconsolable, elle décida de quitter son trône et de cacher au loin sa déception. Après bien des pérégrinations, elle arriva en Bigorre et fit construire au bord de l'Adour sa demeure pour fonder la ville de Tarbes, et sa sœur, sur les bords du Gave, fit surgir Lourdes.

Historique :

Au 3ème siècle av. J.-C. les fondations de la cité tarbaise voient le jour, d'après les témoignages des vestiges exhumés du sous-sol. Par nécessité pour le commerce du sel, des marchands vraisemblablement aquitains cheminaient sur le piémont pyrénéen. Pour continuer leur route ils devaient emprunter un gué afin de franchir l'Adour descendu de la montagne. Il était plus prudent de fractionner les charges pour franchir le gué à la suite duquel une pause était nécessaire. Le fond de la vallée était dominé par une émergence sablonneuse qui incita les hommes à s'y établir.
 
  • Villa antique de l'Ormeau

Puis, Tarba connaît une colonisation romaine et se dote de villas antiques et de grands domaines agricoles, découverts notamment dans le quartier de l'Ormeau. L'existence d'un artisanat se vérifie par les restes d'ateliers de potiers et de tisserands. Le noyau urbain, quant à lui, assume des fonctions administratives et sera doté d'une église paléo-chrétienne dès le 4ème siècle.

Aux 5ème et 6ème siècles, sous l'effet des invasions barbares qui déferlent par vagues successives, la ville se rétracte autour du castrum, dont un vestige subsiste dans la cour arrière de la Préfecture.
Vers 840 les Vikings mènent un raid dévastateur à la suite duquel l'évêque de Bigorre relève la ville en commençant par la cathédrale appelée, avec originalité, la Sède.

À la fin du 12ème siècle le comte de Bigorre s'installe dans son château-fort de Tarbes, entraînant à sa suite la cour de justice. Ensuite la capitale de la Bigorre reçoit une sénéchaussée royale.
Deux maisons nobles fondent au 13ème siècle, hors les murs, l'une le couvent des cordeliers près de Carrère Longue, l'autre celui des Carmes au voisinage du Bourg Crabé.

À la fin des siècles médiévaux, la ville se compose de 6 bourgs fortifiés séparément, juxtaposés et alignés sur un axe ouest-est, dont le noyau primitif est ordonné autour de la cathédrale. On dénombre ainsi la Sède, Carrère Longue, Maubourguet, Bourg Vieux flanqué à l'est du château comtal, Bourg Neuf, Bourg Crabé, chacun entouré de ses propres murailles.

Durant les guerres de religions, en 1569, les troupes de Jeanne d'Albret incendient la cathédrale, les couvents et autres églises ainsi que l'évêché. Malgré les destructions stratégiques pour tenter d'assurer la défense du Bourg Vieux, les habitants sont massacrés.
 
  • Statue équestre de Ferdinand Foch à Tarbes

Au 17ème siècle, après la peste et les problèmes de logement des gens de guerre, Tarbes assure son renouveau avec la reconstruction du palais épiscopal en 1652 (Hôtel de la préfecture aujourd'hui), la fondation d'un troisième hôpital en 1690 et de deux nouveaux couvents (capucins et ursulines). L'irrigation des terres et la force hydraulique utilisée par les artisans sont produites par le système de canaux dérivés de l'Adour.

Le 18ème siècle annonce un essor démographique, le développement de l'agriculture, de l'artisanat et du commerce. La ville s'étend et des quartiers nouveaux apparaissent (comme l'actuelle rue Maréchal Foch). Ensuite, l'Assemblée constituante dont fait partie Bertrand Barere (député de la Bigorre aux États Généraux) décide de la réforme administrative et Tarbes en bénéficie en devenant chef-lieu du département des Hautes-Pyrénées.

A partir de 1800, Tarbes devient le siège d'une préfecture (accroissement de son rôle administratif et de ses fonctions). En 1806, Napoléon 1er rétablit le Haras National de Tarbes qui à partir du cheval tarbais donne naissance à la race anglo-arabe. En 1859, Tarbes est reliée à Paris par voie ferrée.
Après la guerre de 1870-1871, le général Verchère de Reffye transforme l'atelier expérimental de Meudon (transféré par train à Tarbes) en atelier de construction d'artillerie (appelé arsenal par les tarbais). Ainsi, Tarbes devient une ville industrielle et ouvrière mais affirme également sa vocation militaire par la construction des quartiers Larrey, Soult et Reffye.

Pendant la 1ère Guerre Mondiale, Tarbes intensifie sa production en artillerie du fait de son positionnement géographique en arrière-pays. Le Maréchal Foch, illustre commandant-en-chef des armées alliées, est né à Tarbes en 1851.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Résistance fait également partie du quotidien de la ville de Tarbes, à qui la croix de guerre a été attribuée.
Après le retour de la paix, l'industrie est diversifiée, et on constate une expansion de la démographie. Tarbes reste une ville à fort caractère militaire.

Aujourd'hui, Tarbes est devenue une ville universitaire importante. L'activité principale relève désormais du secteur tertiaire. Outre sa situation géographique privilégiée, Tarbes, porte des Pyrénées, rime avec douceur de vivre et revendique une vie culturelle, associative et sportive très dense.

Economie :

Étant plus éloignée de Toulouse que ne le sont d'autres villes de Midi-Pyrénées, Tarbes peut sembler afficher une plus grande indépendance économique. Aussi occupe-t-elle souvent la deuxième place dans la hiérarchie urbaine régionale. Elle entretient de surcroît des relations étroites avec l'Aquitaine et, en particulier, avec Pau, ville voisine du piémont.

Elle est la deuxième ville industrielle de la région. Elle s'illustre en particulier dans le domaine de la construction ferroviaire et de l'aéronautique avec la présence toute proche d'entreprises telles qu'Alstom et DAHER. La Socata, filiale de DAHER, y fabrique ainsi des avions d'affaires et de tourisme dont le TBM 850 et le TB 20. Ossun, commune voisine de l'agglomération, accueille également TARMAC, une société vouée au démantèlement des avions pour lequel il a fallu construire un imposant bâtiment. Boostec, basé à Bazet, a quant à elle collaboré avec EADS Astrium pour fabriquer le télescope spatial Herschel, lancé le 14 mai 2009.

Tarbes abrite aussi le deuxième pôle universitaire de Midi-Pyrénées. L'Institut Universitaire de Technologie (IUT) et l'École nationale d'ingénieurs de Tarbes sont particulièrement fréquentés.
Situé à sa proximité ossunoise, l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées est encore le second de Midi-Pyrénées. Par ailleurs, au centre-ville, le Rex Hôtel, établissement hôtelier design s'adressant à une clientèle plutôt aisée, semble attester de l'attractivité de la ville.

Souvent présentée telle une "ville-marché", Tarbes abrite d'importantes halles et places de marché, soit autant de débouchés pour l'agriculture locale. Symbole de l'industrie agro-alimentaire locale, une Coopérative du Haricot Tarbais a notamment vu le jour au cœur de la zone Bastillac.
Terre de Rugby
Jardin Massey
Gérard Trémège - Maire de Tarbes
Halle Marcadieu
Théâtre des Nouveautés
Ancien site de l'Arsenal